« Prenant part à l'action, de la palme ou de l'anathème je fais la distribution. » (Orphée aux enfers, Offenbach.) L'objectif de l'opposition est, en effet, d'exprimer une position critique sur la politique d'urbanisme. Mais aussi de proposer. Pas d'opposition systématique donc pour Ensemble pour Nantes. Côté critique : des aménagements sans vision d'ensemble, une offre inadaptée de logement social (manque de petits logements), une politique de réhabilitation trop lente (par exemple à Chantenay)... Proposition : créer des Ateliers d'urbanisme, sur l'exemple d'Issy-les-Moulineaux, où les habitants peuvent faire « remonter » leurs doléances.
« Nous arrivons des plus lointaines villes, sans fatiguer nos chevaux ! » (Hérodiade, Massenet). Mais l'étalement urbain, en revanche, risque de fatiguer nos montures et de nous coûter cher en déplacements. Pour moins polluer, il faut densifier. Mais comment convaincre les habitants des « lointaines cités » pavillonnaires de loger dans des immeubles ? D'où l'idée d'un laboratoire de la densification, afin de mettre en place une « densité bien vécue ».
« Nos coeurs en paix dans ces retraites, goûtent de vrais contentements. » (Actéon, Marc-Antoine Charpentier) Mais en pleine crise du logement, les classes moyennes sont fragilisées. Pour leur permettre de « goûter les vrais contentements » de la propriété, l'opposition propose le relèvement du plafond des ressources pour l'éligibilité aux prêts sociaux, auxquels les classes moyennes auraient donc droit. Autres mesures proposées : augmenter les prêts à taux zéro et accompagner le dispositif « maisons à 15 € ».
« C'est lui, c'est lui que l'on traîne au concile ! Si vous tardez, tout devient inutile. » (La Juive, Halévy.) Sophie Jozan aimerait en effet que Jean-Marc Ayrault « porte » le Grenelle de l'environnement, en développant sans tarder une « fiscalité verte » : prime d'installation d'un chauffe-eau solaire (comme à Carquefou), abattement spécial pour les logements à forte performance énergétique. Pour l'opposition, l'île de Nantes devrait être un « laboratoire du développement durable », avec un projet de « quartier durable » à l'échelle européenne, sur l'exemple de Lille, Narbonne, où ont été bâtis de « riants séjours de la félicité ».
Daniel MORVAN.