La vérité sur la politique du logement à Nantes !
Monsieur le Maire, Mes chers collègues
Permettez-moi, tout d’abord, de vous dire combien depuis 2002 les gouvernements successifs se sont engagés sur le logement - produisant 5 Lois ambitieuses - alors même que les gouvernements JOSPIN s’étaient peu préoccupés de cette question ! Depuis 2002, les gouvernements d’union de la droite et du centre se sont mobilisés pour répondre aux besoins de logement. Je citerai à titre d’exemple : - La loi du 2 juillet 2003, urbanisme et habitat, qui réforme le Code de l’urbanisme par des mesures de simplification destinées à libérer du foncier pour construire davantage de logements et met en place un dispositif fiscal en faveur des investisseurs. - La Loi du 1er août 2003, d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine, qui définit les modalités d’intervention de l’Etat dans les zones urbaines sensibles. - La loi du 18 janvier 2005, dite de programmation pour la cohésion sociale et qui, dans le cadre du volet logement du Plan de Cohésion Sociale, développe des objectifs très volontaires : rattraper les retards en matière de logement locatif social, mobiliser le parc privé, renforcer l’accueil et l’hébergement d’urgence Depuis 2007, le gouvernement FILLON met en œuvre une politique dynamique et innovante en faveur de l’accès au logement : - La déduction des intérêts des emprunts souscrits pour l’achat d’une résidence principale ; - l’annonce par le Président de la République du rachat de 30 000 logements décotés du stock de logements mis en vente en l’état futur d’achèvement ; - et le projet de Loi de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion dont je salue les objectifs. Alors me direz-vous, après une telle mobilisation, quel Bilan ? - Avec près de 437 000 nouveaux logements en 2007 la France a construit comme jamais depuis longtemps ; - En 2008 plus de 110 000 logements sociaux ont été financés, dépassant l’excellent résultat de 2007 ; - Une augmentation de 20% de financement des logements très sociaux, PLAI, depuis l’année dernière ; - 100 000 places disponibles pour accueillir les sans abri, soit une augmentation de 28% des places pérennes en 4 ans, et l’ouverture d’une enveloppe de 110 millions d’euros pour l’amélioration qualitative de cet accueil. Voilà, mes chers collègues, une politique du logement que nous pourrions qualifier de : volontariste ! Cette politique active et offensive doit trouver un écho favorable et concret à Nantes. Et, nous ne vous laisserons pas faire croire aux nantais que la politique de logement à Nantes s’appuie exclusivement sur le volontarisme local. L’Etat est présent aux côtés des nantais qui en ont besoin : le grand projet ville Malakoff – Pré Gauchet, le financement du logement social ou encore accueil des sans abri… Le bilan de votre politique de logement est, quant à lui, plus contrasté et peut faire l’objet d’une lecture moins orientée que celle que vous nous assénez : - Le PLH a conduit à de réelles avancées : les chiffres de production vont au-delà des objectifs. Le stock de logements a été reformé, et c’est une difficulté à gérer en temps de crise immobilière. - Une production de logements principalement collectifs et peu de diversité. La production de logements à Nantes en 2007 : 139 individuels et 2652 collectifs. Ainsi, en 2007 ont été construits à Nantes 18 logements collectifs pour 1 logement individuel, contre 8 à Bordeaux et 10 à Strasbourg. - Des quartiers aménagés sans vue d’ensemble à l’instar du quartier « Saint-Joseph de Porterie ». - Des démarches d’éco-quartiers ou d’éco-habitat peu lisibles : le projet Bottière n’est pas un vrai éco-quartier ! Les objectifs fixés sont « à minima » et sans aucune comparaison possible avec les démarches développées à Fribourg, Londres, Lille ou encore Narbonne. - Une politique de réhabilitation peu dynamique : avec des retards sur les OPAH de Chantenay et du Bouffay. - Et, un parc de logement social encore inadapté à la demande : avec plus de 10 000 demandes de logements non satisfaites. Le bilan de la politique de logement à Nantes s’apparente à un bilan comptable : engagé sur le plan quantitatif mais peu mobilisé sur le plan qualitatif. Aussi, chers collègues, les élus du groupe «Ensemble pour Nantes » formulent-ils le vœu à l’occasion de ce débat que la politique locale de logement soit plus innovante, plus créative et plus diversifiée, pour répondre toujours mieux aux besoins de tous les nantais. Dimanche 8 Février 2009
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