L’ensemble de ces troubles porte une véritable atteinte à la tranquillité publique. Aussi, il me semble qu’il est du ressort de notre assemblée d’y porter une attention particulière et de tenter d’y apporter une réponse adaptée.
Face aux nuisances caractérisées, les exploitants de l’établissement en question ont pris des dispositions de sensibilisation de la clientèle, que les riverains tiennent à saluer, mais sans impact sur le comportement de celle-ci.
A ce jour, ces mêmes riverains m’ont fait part de leur étonnement face au manque de mobilisation des élus municipaux (exception faite de deux courriers datés de 2007 et 2008) qui n’ont jamais jugé utile de se déplacer pour échanger avec eux sur les difficultés qu’ils rencontrent et sur les solutions qu’ils ont à proposer.
Ils ont ainsi demandé qu’une réponse technique soit apportée au stationnement anarchique, notamment, par l’installation de plots le long de tous les trottoirs. Une réponse partielle a été apportée à leur demande. Le stationnement sauvage persiste les nuits des vendredis et samedis avec son lot de désagréments et de comportements déviants.
Je n’ignore pas que l'article 2 b d’un arrêté du 1er août 2006 - concernant l'accessibilité des personnes handicapées aux lieux publics et installations ouvertes au public - dispose qu'une largeur minimum d'1,40 m est nécessaire sur un "cheminement". La largeur peut même être comprise entre 1,20 m et 1,40 lorsqu'un rétrécissement ponctuel ne peut être évité, c'est-à-dire sur une courte distance. Après vérifications réalisées par les riverains, la quasi-totalité des cheminements piétons le long de la rue de la SAULZINIERE semble répondre à ces exigences.
Alors Monsieur le Maire, quelle(s) mesure(s) la ville peut-elle prendre pour mettre fin au stationnement sauvage le soir dans cette rue et répondre ainsi positivement aux attentes légitimes de tranquillité publique des riverains de la rue de la SAULZINIERE ?
Ensuite et enfin, Monsieur le Maire, se pose plus globalement la question de la mixité fonctionnelle au sein de ce quartier. Un bar / discothèque est installé en limite d’un quartier résidentiel et la clientèle cause des troubles au voisinage - non pas le bruit généré par ce bar / discothèque - mais le stationnement intempestif des clients et leurs comportements que l’on peut qualifier de peu civiques. La tension monte à ce point que les usagers deviennent violents à l’égard des riverains qui, aujourd’hui, appréhendent de sortir et entrer chez eux les vendredis et samedis en soirée. Nul besoin de vous rappeler que les clients de cet établissement ne disposent d’aucun parking pour se stationner à proximité et que les heures de fréquentation de ce type d’établissement limitent le recours aux transports en commun.
Je sais, Monsieur le Maire, que vous êtes attaché au « bien vivre ensemble ». Pour ma part, et comme vous, je crois que c’est un élément essentiel de cohésion du tissu social qu’il faut préserver. La mixité fonctionnelle des quartiers peut contribuer à ce « bien vivre ensemble ». Mais, quelquefois, la nature des activités qui cohabitent peut mettre en péril cet équilibre social indispensable. Il est alors du ressort des élus locaux de trouver une réponse efficace à la légitime demande de tranquillité publique. C’est tout le sens de mon intervention. Et, je sais également que les riverains concernés seront sensibles, non seulement à la réponse que vous voudrez bien formuler à leur intention, mais aussi aux solutions concrètes que vous serez prêt à négocier avec eux.
En réponse à mon intervention, la municipalité s'engage à poser des plots sur les trottoirs pour limiter le stationnement sauvage.
Je me félicite qu'une voie de médiation s'ouvre enfin entre les riverains et la municipalité !